Je vais commencer par Maurice Blanchard
Nait en 1890 à Montdidier. Enfant unique, Maurice Blanchard n'a pas de souvenir joyeux de son enfance. Son père parti dès sa naissance, il se retrouve seul avec une mère étrangère à la tendresse. Vivant dans des conditions proches de la misère, sa mère l'envoie travailler en tant que serrurier à l'âge de douze ans, malgré ses excellents résultats scolaires. Entre seize et dix-huit ans, il travaille à Paris dans ce qu'il nomme 'le bagne industriel'. Mais en 1907, il décide de fuir et part à pied jusqu'à Toulon où il s'engage dans la marine. Cette période (1907/1917) est marquée par la soif d'apprendre et la curiosité. Autodidacte volontaire et ambitieux, Maurice Blanchard accède aux mathématiques et à la physique de haut niveau, apprend le Grec et le Latin, ainsi que l'Anglais pour lire Shakespeare dans le texte, et l'Italien pour lire Dante. En 1917 il est reçu premier à l'Ecole des ingénieurs de la marine. Après sa démobilisation en 1919, il trouve un emploi d'ingénieur aéronaute dans une filiale du constructeur Framan. Sa réussite professionnelle se conjugue à une vie privée aboutie, puisqu'il se marie alors et devient père de deux garçons. Il prendra sa retraite en 1955, après plusieurs postes dans diverses entreprises de constructions aéronautiques.
Maurice Blanchard prenait des risques tous les jours à la guerre,comme à la paix!!!
Pendant la guerre de 14, pilote de chasse, tous les jours il risque sa peau, se demande s'il sera vivant le lendemain.
Souvent, des présentiments lui venaient comme quoi un ami ne reviendrait pas le soir.
Il avait souvent raison... Une fois, il a l'intuition que ce serait lui qui ne rentrerait pas le soir. Il avait presque raison... L'avion a brulé, tout le monde est mort, sauf lui, qui est sorti de l'avion en flammes.
Il a été un des seuls survivants de l'escadrille de Dunkerque!!!
Pendant la guerre de 40, espion, pour le réseau Brutus, aux usines allemandes Junkers.
Tous les jours il "Danse sur la corde" des informations qu'il transmet aux alliés.
A la fin de la guerre, il refuse tous les honneurs ministèriels, mais accepte la croix de guerre que De Gaule lui attribue.
A 70ans,en 1960, il sors de chez lui, glisse sur le verglas, tombe sur le front, et meurt les jours suivants. Lui qui n'était pas mort au front.
Pour plus d'informations et d'anecdotes de sa vie, envoyez-moi un mail a: estreilla.besson@hotmail.fr
sinon, il y a des livres^^