Présentation!!!

Présentation!!!
Bonjour a tous et à toutes!!!
Cette idée de faire un blog, me vient du fait que mon père interprète des poèmes...
Des poèmes de poètes, généralement inconnus...
Leur lutte, leur révolte, leur résistance, n'est pas assez reconnue à mon goût.
Je vais donc vous faire connaitre ces personnages...
Bonne visite et n'oubliez pas de faire part de vos impressions...


MERCI

# Posté le mercredi 10 janvier 2007 16:38

Modifié le vendredi 12 janvier 2007 09:54

Maurice Blanchard

Je vais commencer par Maurice Blanchard

Nait en 1890 à Montdidier. Enfant unique, Maurice Blanchard n'a pas de souvenir joyeux de son enfance. Son père parti dès sa naissance, il se retrouve seul avec une mère étrangère à la tendresse. Vivant dans des conditions proches de la misère, sa mère l'envoie travailler en tant que serrurier à l'âge de douze ans, malgré ses excellents résultats scolaires. Entre seize et dix-huit ans, il travaille à Paris dans ce qu'il nomme 'le bagne industriel'. Mais en 1907, il décide de fuir et part à pied jusqu'à Toulon où il s'engage dans la marine. Cette période (1907/1917) est marquée par la soif d'apprendre et la curiosité. Autodidacte volontaire et ambitieux, Maurice Blanchard accède aux mathématiques et à la physique de haut niveau, apprend le Grec et le Latin, ainsi que l'Anglais pour lire Shakespeare dans le texte, et l'Italien pour lire Dante. En 1917 il est reçu premier à l'Ecole des ingénieurs de la marine. Après sa démobilisation en 1919, il trouve un emploi d'ingénieur aéronaute dans une filiale du constructeur Framan. Sa réussite professionnelle se conjugue à une vie privée aboutie, puisqu'il se marie alors et devient père de deux garçons. Il prendra sa retraite en 1955, après plusieurs postes dans diverses entreprises de constructions aéronautiques.
Maurice Blanchard prenait des risques tous les jours à la guerre,comme à la paix!!!
Pendant la guerre de 14, pilote de chasse, tous les jours il risque sa peau, se demande s'il sera vivant le lendemain.

Souvent, des présentiments lui venaient comme quoi un ami ne reviendrait pas le soir.
Il avait souvent raison... Une fois, il a l'intuition que ce serait lui qui ne rentrerait pas le soir. Il avait presque raison... L'avion a brulé, tout le monde est mort, sauf lui, qui est sorti de l'avion en flammes.
Il a été un des seuls survivants de l'escadrille de Dunkerque!!!
Pendant la guerre de 40, espion, pour le réseau Brutus, aux usines allemandes Junkers.
Tous les jours il "Danse sur la corde" des informations qu'il transmet aux alliés.
A la fin de la guerre, il refuse tous les honneurs ministèriels, mais accepte la croix de guerre que De Gaule lui attribue.
A 70ans,en 1960, il sors de chez lui, glisse sur le verglas, tombe sur le front, et meurt les jours suivants. Lui qui n'était pas mort au front.
Pour plus d'informations et d'anecdotes de sa vie, envoyez-moi un mail a: estreilla.besson@hotmail.fr
sinon, il y a des livres^^
Maurice Blanchard

# Posté le mercredi 10 janvier 2007 16:53

Modifié le dimanche 14 janvier 2007 13:15

Les barricades mystérieuses, de Maurice Blanchard

Les barricades mystérieuses, de Maurice Blanchard
Des ossements barraient le chemin. Tant pis! me disais-
je, puisqu'aussi bien l'enterré vivant germera, tant pis pour
les ossements! Je me suis tordu un peu les pieds, j'ai juré
des sacrés noms de dieux mais j'ai fait une bonne traversée
quand meme. Ohé ! La bonne traversée! Ohé ! la mer immense de l'existance ! Ohé ! le coup de sifflet en échelle double pour le salut aux morts !

Elle était clapoteuse, la mer immense de l'existance.

Dans ma vie profonde, dans ma vie de vache, je vois une
barrière aussi haute que mon muffle. Et je pose ma bonne
gueule de vache sur la barrière. Et la barrière me chatouille
les côtes. Et la barrière me fait rire. Alors, je lèche ma bar-
rière avec ma bone grosse langue de vache.

Dans la nuit tunisienne, je nomme les constellations, les
étoiles satulaires et celles qui ne le sont pas, Cassiopée,
Alpha du Scorpion, je donne des noms à celles que je ne
connais pas, Poincaré le jeune scipion ou Félix Faure le
grand pompée, les marguerites de la nuit bleue, nous les frè-
res de la mer clapoteuse, nous braillons de flamboyantes
imbécillités, nous ramedons le capitaine soûl comme un
cochon.

Au soir d'une journée talocheuse, Cupidon s'élança dans
son sommeil en criant : "Je vais être heureux ! Je vais
m'évanouir pour l'éternité !"

Et l'éternité s'élança dans le soleil en annonçant : " Je
viens passer un petit moment. "

Mais le soleil sauta dans l'oeil du général. Et c'éait le soir
de la bataille. Et le général guidait la victoire d'une main
ferme... Oh ! l'affreuse journée !

ps: je vous rappelle que c'est MOI qui ai réécrit ces poèmes a partir des livres que j'ai. Ce n'est donc pas pris sur quelqu'on-que site ou blog.

# Posté le mercredi 10 janvier 2007 17:06

Modifié le mercredi 10 janvier 2007 17:33

Le chacal blessé de Maurice Blanchard

Le chacal blessé de Maurice Blanchard
Il ne faut pas crier, mais souffrir en silence,
C'est ainsi que l'on fait pour aimer sa souffrance,
C'est ainsi que ta mère en mordant
Tes jeunes flancs,
T'apprit à renifler,
T'apprit à coups de dents
A tracer loin des cordes ces frémissements.
Vois ce triangle noir des oiseaux affamés !
Tiens ta langue
Ecumante
Sous l'archet de ta peau sanglante survolée,
Tiens ta fureur enclose
Et calcule les intérêts
Que l'an prochain dispose...
Les guichets du désert ne sont point fracturés !

# Posté le mercredi 10 janvier 2007 17:31

La balle dans la nuque, de Maurice Blanchard

La balle dans la nuque, de Maurice Blanchard
Gestapeuse guépéhou de Tchékistes et d'Iroquois !
Je me demandais ce que pouvait bien me vouloir cet ébou-
riffé avec ses yeux de citron pressé et son faciès de bobinard.
Il hissa sa chacaleuse bidoche jusqu'à ma porte en soufflant
du méthane sulfuré par la gueule et la braguette !
_T'es d'la Cégété ?
_Ta Cégété, je lui chie dans la gueule !
Et cette punaise éblouie lâcha un rot merdeux, puis bafouilla:
_Et du parti ? Qu'est-ce t'en penses ?
_Le parti, je lui pisse au cul pour lui laver les boyaux de la
tête !
Et voila qu'il fiche son camp, ce branleur de macaques, ce
sous-génial fils-du-peuple, ce bavasseux bidochard abruti
par la lecture quotidienne de la "chacalité", ce perroquet
qui pue des pieds comme deux Livarots de la Mer Noire,
cette râclure de boyard à gros boyaux, cette tinette ! Je le
guette par la lucarne et je lui chavire mon pot de pisse.
Il reviendra, la Gueule de Vache ! Il reviedra avec des
malabars à 1000 francs le cadavre et la bénédiction bour-
reaucratique du gang des Cents-Kilos.
L'arbre ne signe pas de contrat avec le gui.

# Posté le mercredi 10 janvier 2007 17:49

Modifié le jeudi 11 janvier 2007 04:12